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Les cycles de la violence

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Publié le 25 Jan 2018 à 10:09 par Stéphanie_LMB dans Harcèlement moral | 216 vues | 0 commentaire

La violence au sein du couple se développe à travers des cycles dont l’intensité et la fréquence augmentent avec le temps.

Les périodes d’escalade et les phases d’explosion de la violence se succèdent, entrecoupées de périodes de rémission durant lesquelles le conjoint minimise les faits, justifie son comportement et promet de ne plus recommencer. Le couple entame alors une période dite «lune de miel» qui encourage la femme à poursuivre ou reprendre la vie commune. Cependant, plus le cycle se répète, plus l’emprise sur la victime est forte et plus ces «lunes de miel» sont courtes. La femme se trouve dès lors quotidiennement exposée aux agressions. Se jugeant souvent responsable de cette violence, il lui devient de plus en plus difficile de s’en dégager

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  1. VICTIMES ET AUTEURS DE VIOLENCES

Il n’existe pas de portrait type de femme victime de ce type de violence.

D’une façon générale, cette forme de violence trouve son origine dans les rapports inégalitaires qui existent entre les femmes et les hommes. Cependant, les femmes qui ont enduré dans l’enfance des sévices et des coups présentent une plus grande vulnérabilité face aux violences physiques et aux violences sexuelles de leur conjoint.

L’homme qui recourt à la violence au sein du couple trouve dans son usage un mode d’emprise et de contrôle de la vie familiale et de sa compagne. Susceptibles d’appartenir à toute catégorie socioprofessionnelle, ces hommes minimisent ou nient leur violence. Par ailleurs, leur aisance et leur désinvolture peuvent dérouter les professionnels, surtout si la femme, à l’inverse, présente des signes d’instabilité émotionnelle.

Chez certains, la difficulté à contrôler leur impulsivité se trouve accrue par un usage abusif d’alcool, mais le traitement de l’alcoolisme ne met pas toujours fin à la violence du comportement.


  1. UN COÛT PSYCHOLOGIQUE, FAMILIAL ET SOCIAL ÉLEVÉ

La violence conjugale a des effets graves, dans l’immédiat comme à long terme, sur tous les membres de la famille, tant sur les plans physique et émotionnel que sur le plan social.

Les enfants vivant dans un milieu où sévit la violence sont parfois eux-mêmes battus ou menacés, et leur équilibre, leur santé physique et psychologique sont mis en péril. Les adolescents assument dans certains cas de lourdes responsabilités au sein des familles, cherchant à protéger leur mère et leurs jeunes frères et sœurs. Enfants et adolescents courent le risque de développer à terme un haut niveau de tolérance à la violence en considérant ces comportements comme des modes normaux d’expression et de résolution de conflits.

La violence conjugale n’est pas toujours facile à déceler car la victime a tendance à dissimuler la vérité —y compris à elle-même— et à minimiser la gravité de la situation. D'Autre part, elle redoute les conséquences des démarches qu’elle pourrait entreprendre 


Certains aspects de ces situations peuvent dérouter :


• la durée des violences subies et la tendance des victimes à entretenir le déni ;

• leur difficulté à prendre une décision ;

• la difficulté à objectiver les faits dans le récit de la violence ;

• l’aspect très convenable du partenaire, son discours assuré, voire son statut social.



La déculpabilisation de la victime, le soutien, le respect de ses choix ne doivent pas faire perdre de vue sa fragilité ni l’éventualité qu’elle remette en cause les décisions qu’elle a prises antérieurement.

Une évaluation, même minimale, est indispensable pour apprécier l’urgence et la gravité de la situation. Des données tangibles sont repérables : atteintes physiques, psychiques, sexuelles, état de choc, mise à la porte brutale, menaces, harcélement, contrôle, séquestration...

La crise que vit la victime peut l’amener à rompre le silence gardé parfois depuis plusieurs années et à exprimer de façon explicite ou confuse une demande d’aide. Dans ce cas, il est important de répondre sans tarder par une offre de rencontre rapide ou un entretien immédiat.


Il est important d’aider la victime de violences au sein du couple à revaloriser l’image qu’elle a d’elle-même :

• avec la prise de parole ;

• en soulignant les aspects positifs de sa vie ;

• en persuadant la victime qu’elle a elle-même une valeur, des qualités, des droits ;

• en lui rappelant l’importance du respect de son corps, la nécessité de s’occuper de soi et de sa santé ;

• en l’encourageant à reconstituer des liens sociaux et familiaux.


  1. DES ÉTAPES DIFFICILES À COMPRENDRE :

Il est important de respecter le rythme de la victime et les étapes de son parcours de désengagement de la violence de son partenaire. Dans tous les cas, nouer le dialogue avec elle, dans un climat de confiance et de sécurité, permet de l’aider à exprimer sa demande et à évaluer ce qu’elle est prête à accomplir.

Avant de se libérer de la violence de son partenaire, la victime adopte des comportements, parfois contradictoires, qui peuvent déconcerter son entourage :


• déni de la violence

• culpabilité, honte

• prise de conscience


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